Restauration du Grand Palais : un budget stabilisé à 466 M€ depuis son approbation par l’Etat en janvier 2016.

La Réunion des musées nationaux – Grand Palais a pris connaissance d’un article paru dans le Canard Enchaîné et portant sur le projet de restauration du Grand Palais.

Le montant du budget de 466 M€ n’a pas évolué depuis que le gouvernement a validé le projet en janvier 2016. Cet arbitrage a été confirmé par l’actuel gouvernement en décembre 2017.

De 2010 et jusqu’en janvier 2016 s’est déroulée une phase d’études et d’analyses qui ont permis de définir précisément le projet, son périmètre et son approche financière : intégration du Palais de la découverte dans le périmètre du projet, définition du projet architectural retenu à l’issue d’un dialogue compétitif, actualisation financière intégrant l’inflation sur 10 ans, renforcement de la provision pour aléas. Ce projet et son budget ont fait l’objet de nombreux audits, expertises et contre-expertises, notamment de la part de l’Inspection Générale des Finances et de l’Inspection Générale des Affaires Culturelles. La Cour des comptes elle-même reconnait que toutes les précautions ont été prises dans la préparation et le pilotage de ce projet.

Le montant de 466 M€ est adapté à l’ampleur des travaux nécessaires. Les 70.000m2 de surface (plus que le château de Versailles) et les 42 000 m2 de toitures dimensionnent la nature des travaux à engager, d’autant plus que, contrairement à d’autres bâtiments historiques, le Grand Palais n’a pas connu de cycles de restauration par vagues régulières depuis sa construction en 1900, mise à part la verrière de la Nef au début des années 2000 ainsi qu’une partie de ses fondations. Le bâtiment nécessite : - une restauration de ses composantes Monument Historique (les menuiseries extérieures et intérieures, les charpentes métalliques, les sols, les mosaïques, les décors, les 20 000 m2 de toitures qui restent à rénover, …) - des aménagements qui permettront notamment la mise aux normes complète du monument : systèmes de sûreté et de sécurité incendie, réseaux d’eau et d’électricité, accessibilité des personnes à mobilité réduite, assainissement du bâtiment, création d’une zone logistique.

Ces travaux permettront d’accueillir encore plus que les 3 millions de visiteurs venus de France et du monde entier au Grand Palais et au Palais de la Découverte chaque année, dans des conditions dignes de ce grand monument dédié à la culture, aux sciences et à la création.

Le chiffre de 541 M€ énoncé dans l’article du Canard Enchaîné est infondé. Il prétend intégrer au coût du projet les intérêts de l’emprunt contracté par la Rmn – Grand Palais sur 25 ans. D’une part, les intérêts de l’emprunt ne s’élèvent pas au montant indiqué, mais surtout, jamais les intérêts d’emprunt ne sont inclus dans le coût d’un projet. Ces intérêts seront couverts par les recettes supplémentaires dégagées par le nouveau Grand Palais après sa réouverture, sur la base de projections prudentes.

Fait rare dans la sphère culturelle, le chantier de restauration du Grand Palais est financé à près de 40 % par les ressources propres de l’établissement : la Rmn – Grand Palais prend ainsi à sa charge une partie conséquente du financement du projet, à travers cet emprunt de 150 M€ ainsi que des mécénats et partenariats trouvés par l’établissement.

Il est enfin à noter que les crédits du ministère de la culture consacrés au patrimoine contribuent quant à eux à hauteur de 97 M€ au financement du projet et seront versés sur une période de 9 ans. Ce montant de 10,8 M€ par an en moyenne représente moins de 3 % de l’enveloppe allouée chaque année aux travaux sur les monuments historiques par le ministère de la culture. La rénovation du Grand Palais n’obérera donc en rien la capacité d’investissement de l’Etat au profit du patrimoine.
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