Jean-François Millet – Lille –13 octobre 2017 – 22 janvier 2018 

Le nom de Jean-François Millet résonne à travers le monde, associé à celui de L’Angélus, sans doute le tableau le plus célèbre de l’art occidental, avec La Joconde. Pourtant, paradoxalement, Millet est un peintre mal connu aujourd’hui.

En dehors du musée d’Orsay et du musée de Cherbourg, l’essentiel de son œuvre se trouve conservé aux Etats-Unis et au Japon. Aucune grande rétrospective ne lui a été consacrée en Occident, depuis l’exposition de 1975 organisée au Grand Palais à Paris, puis à la Hayward Gallery à Londres, par Robert L. Herbert.

Peintre, dessinateur hors pair et pastelliste lumineux, les grandes figures paysannes telles le Vanneur, le Semeur, l’Homme à la houe ou encore les Glaneuses peuplent l’œuvre de Millet. Au travers du paysage et de la scène quotidienne, il fait preuve d’une sincérité, d’une émotion et d’une poésie graves, restituant la grandeur universelle du monde paysan.

La peinture de Millet est nourrie de multiples lectures, de la Bible à Walter Scott, Virgile, Hugo, Milton et de références aux maîtres du passé, de Giotto à Michel-Ange, en passant par Poussin, Rembrandt, les Hollandais, Holbein…

L’évolution actuelle de l’histoire de l’art, à laquelle participe la récente monographie de Chantal Georgel, permet aujourd’hui de « revisiter » l’œuvre du peintre avec un regard neuf où priment les sentiments d’intimité et de méditation face à la puissance et au mystère de la nature.

Après avoir passionné les avant-gardes européennes, dont Vincent Van Gogh, l’incroyable postérité de Millet se mesure aussi de façon plus inattendue aux Etats-Unis, où le peintre fut très populaire dès le XIXe siècle et l’est encore aujourd’hui.

Les relations de Millet avec l’Amérique éclosent de son vivant, ses plus fervents admirateurs et collectionneurs durant les vingt dernières années de son existence sont américains, viennent à Barbizon et partagent sa vie. De retour aux Etats-Unis, ces artistes vont incarner le mouvement étasunien qui s’inspire de l’école de Barbizon, convertissant le réalisme européen aux dimensions du monde américain. Depuis lors, les peintres (Edward Hopper) et photographes « réalistes » (Lewis Hine, Dorothea Lange, Walker Evans, Arthur Rothstein), les cinéastes (D.W. Griffith, John Ford, Terrence Malick, Michael Cimino…) mais aussi les écrivains et les poètes reconnaissent en Millet un maître et une source d’inspiration. Les œuvres du peintre français servent de modèles à une expression engagée sur le monde du travail dans les fermes et dans les usines des Etats-Unis d’Amérique. Hissées au rang d’archétypes, les figures de Millet incarnent la dignité et la foi des pionniers américains.

Les expositions Jean-François Millet et Millet U.S.A sont reconnues d’intérêt national par le ministère de la Culture / Direction générale des patrimoines / service des musées de France et bénéficient à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État.
Avec le soutien exceptionnel du musée d’Orsay.

photos presse disponibles:

L’utilisation des visuels a été négociée par la Rmn-GP, Ils peuvent être utilisés jusqu’à la fin de l’exposition (27 septembre 2017 - 2 juillet 2018 ), et uniquement dans le cadre de la promotion de l’exposition.

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