Gauguin l’alchimiste 11 octobre 2017- 22 janvier 2018 

Forte d’un ensemble de plus de 230 œuvres de l’artiste (54 peintures, 29 céramiques, 35 sculptures et objets, 14 blocs de bois, 67 gravures et 34 dessins), Gauguin l’alchimiste est une plongée exceptionnelle dans le passionnant processus de création du grand artiste.

Elle est la première exposition du genre à étudier en profondeur la remarquable complémentarité des créations de l’artiste dans le domaine de la peinture, de la sculpture, des arts graphiques et décoratifs. Elle met l’accent sur la modernité du processus créateur de Gauguin (1848-1903), sa capacité à repousser sans cesse les limites de chaque médium.

Après l’exposition fondatrice Gauguin organisée en 1989, cette nouvelle collaboration entre l’Art Institute de Chicago – qui possède un fonds significatif de peintures et d’œuvres graphiques de Gauguin – et le musée d’Orsay – dont la collection de peintures, céramiques et sculptures sur bois de l’artiste est une des plus importantes au monde –, permet de présenter sous un jour nouveau les expérimentations de Gauguin sur différents supports. Elle montre la production de l’artiste dans toute sa diversité, à la lumière des recherches récentes sur les techniques et matériaux utilisés par Gauguin, s’appuyant notamment sur l’expertise d’Harriet K. Stratis, Senior Research Conservator à l’Art Institute de Chicago pour l’œuvre graphique de Gauguin, ou les travaux de Dario Gamboni, professeur titulaire à l’Université de Genève. Le parcours de l’exposition est ainsi ponctué de salles proposant une immersion dans les techniques et les méthodes de travail de l’artiste.

A partir d’une trame chronologique, et ponctuée d’un grand nombre de prêts exceptionnels (Les aïeux de Teha’amana, Chicago ; Eh quoi ! Tu es jalouse ?, Musée Pouchkine, etc.), l’exposition met en évidence l’imbrication et les apports mutuels entre schémas formels et conceptuels, mais également entre peinture et objets : dans ces derniers le poids de la tradition, moins pesante, permet davantage de libération et un certain lâcher‑prise. Une sélection resserrée de sources regardées par Gauguin permet de comprendre pleinement son processus créatif (céramiques, œuvres impressionnistes, art extra-européen…).

Prélude au parcours de l’exposition, « La fabrique des images » est consacrée aux débuts de Gauguin, de sa représentation de la vie moderne dans le sillage de Degas et Pissarro, aux premières répétitions d’un motif, autour de la nature morte et des possibilités de mise en abyme qu’elle offre.

« Le grand atelier » se concentre ensuite sur la période bretonne de l’artiste. L’observation de la vie bretonne, intégrée, transformée et assimilée, lui permet de dégager des motifs récurrents qui connaissent de nombreux avatars (la ronde, la femme assise, la bretonne de dos…) et d’entamer des recherches formelles en dessin, peinture et céramique.

« Du sujet au symbole » montre comment Gauguin, mû par une ambition artistique croissante, s’oriente vers des compositions de plus en plus investies de significations morales, qui deviennent le réceptacle de ses états intérieurs. Leur accomplissement se trouve dans la mise en scène du « terrible moi » souffrant et sauvage. Les motifs n’échappent pas à cette mue : ainsi le baigneur devient Léda, la figure du désespoir inspiré par une momie du Trocadéro devient une allégorie de la Misère humaine, et la femme dans les vagues se mue en Ondine.

« L’imagier des Tropiques » met en évidence la résonance des traditions maories dans l’œuvre de Gauguin.
S’il construit lors de son premier voyage à Tahiti une imagerie personnelle de la vie tahitienne, l’exposition souligne là encore la puissance de ses recherches formelles. Le thème récurrent d’une nature « habitée » traverse les œuvres réunies dans cette section, comme en témoignent les pastorales et le développement du thème de l’Homme dans la nature.

Respiration au sein du parcours, une salle est dédiée au manuscrit de Noa Noa, très rarement montré au public.

La section « Mythes et réinventions » met en évidence l’amplification de la dimension mystique de l’oeuvre de Gauguin à Tahiti. Face aux traces matérielles restreintes laissées par les cultes tahitiens, Gauguin invente à partir de la tradition orale tahitienne un nouveau langage plastique. La figure de l’inquiétant Esprit des morts (Buffalo, Albright - Knox Art Gallery) venant tourmenter les tahitiennes revient sans cesse dans les œuvres de cette période.

L’ultime section « En son décor » est centrée sur l’obsession de Gauguin, pour les recherches décoratives dans sa dernière période, aussi bien dans les intérieurs que dans l’évocation d’une nature luxuriante (Rupe Rupe, Musée Pouchkine). Œuvre d’art totale, sa case à Hiva Oa (la Maison du Jouir) vient parachever sa quête d’un âge d’or primitif. L’évocation numérique sous forme d’hologramme de la Maison du Jouir, présentée pour la première fois dans une exposition avec les sculptures qui ornaient son entrée, clôture le parcours par une découverte de la dernière maison-atelier de Gauguin. L’occasion d’offrir au public une immersion inédite dans l’atelier de sa création.

Cette exposition est présentée du 25 juin au 10 septembre 2017 à l’Art Institute de Chicago.

photos presse disponibles:

L’utilisation des visuels a été négociée par la Rmn-GP, Ils peuvent être utilisés jusqu’à la fin de l’exposition (27 septembre 2017 - 2 juillet 2018 ), et uniquement dans le cadre de la promotion de l’exposition.

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