Éblouissante Venise. Venise, les arts et l’Europe au XVIIIesiècle – Grand Palais – 26 septembre 2018 – 21 janvier 2019

Grand Palais,
galeries nationales
entrée Clemenceau

Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais, avec la collaboration de la Fondazione Musei Civici di Venezia, Venise où l’exposition sera présentée après Paris (23 février – 9 juin 2019).

Héritière d’une tradition multiséculaire, la civilisation vénitienne brille de tous ses feux à l’aube du XVIIIe siècle, dans le domaine des arts plastiques autant que dans ceux des arts décoratifs, de la musique et de l’opéra. Grâce à la présence de très grands talents, parmi lesquels, pour ne citer qu’eux, les peintres Piazzetta et Giambattista Tiepolo, le vedutiste Canaletto, les sculpteurs Corradini et Brustolon, Venise cultive un luxe et une esthétique singuliers. La musique y vit intensément à travers les créations de compositeurs comme Porpora, Hasse, Vivaldi, servies par des chanteurs de renommée internationale comme le castrat Farinelli ou la soprano Faustina Bordoni. Au sein des « Ospedali » les jeunes filles orphelines ou pauvres reçoivent une éducation musicale approfondie et leur virtuosité les rend célèbres dans toute l’Europe. Dans la cité, pendant le Carnaval,  le théâtre et la farce sont omniprésents, la passion du jeu se donne libre cours au « Ridotto » .

La renommée internationale des peintres et sculpteurs vénitiens est telle qu’ils sont invités par de nombreux mécènes européens. La portraitiste Rosalba Carriera, Pellegrini, Marco et Sebastiano Ricci, Canaletto, Bellotto, voyagent en Angleterre, France, dans les pays germaniques et en Espagne où ils introduisent un style dynamique et coloré qui prend la forme de la rocaille en France, du Rococo dans les pays germaniques et contribuent à former de nouvelles générations de créateurs. L’immense chef d’œuvre de Giambattista Tiepolo, la voute de l’escalier d’honneur de la Résidence de Wurzbourg est exécuté entre 1750 et 1753.  

Cependant la situation politique et économique de Venise devient de plus en plus fragile et un essoufflement se fait sentir à partir de 1760 même si la Sérénissime demeure la destination privilégiée des voyageurs du grand tour qui constitue une clientèle attitrée pour les « Vedute » de Canaletto, Marieschi et Francesco Guardi.

Tout au long du XVIIIe siècle, le mythe de Venise, cité unique par son histoire, son architecture, son mode de vie, sa vitalité festive, se développe peu à peu. De grands peintres s’expriment encore, dans la ville elle -même et sur la terre ferme. Avec Giandomenico Tiepolo et Pietro Longhi, la peinture incline progressivement vers la représentation plaisante d’un quotidien vivant, coloré, sonore, peuplé d’étranges figures masquées. Le carnaval bat son plein et Goldoni restitue par le théâtre sous forme comique, les travers et les contradictions de la société contemporaine. De plus en plus, derrière les fastes des cérémonies publiques, l’organisation oligarchique de l’Etat et l’économie se sclérosent dangereusement. L’intervention de Napoléon Bonaparte provoque la chute de la République en 1797.

L’exposition est un hommage à cette page d’histoire artistique de la Serenissima, en tout point remarquable, par le choix des peintures, sculptures, dessins et objets les plus significatifs ainsi que par la présence de comédiens et musiciens se produisant in situ.

Un pas de côté!
Macha Makeïeff a imaginé des espaces à la fois pour un récit vivant de cette Venise éclatante mais aussi pour une traversée de sensations et d’étonnements : échos de musique, de danse et de scène, rendez-vous nocturnes réguliers pour un public désireux de remonter le temps dans la lagune (programme détaillé à venir).
Avec la complicité du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, des théâtres Gérard Philipe à Saint-Denis et de La Criée à Marseille, et du Pavillon Bosio, école supérieure d’Arts plastiques de la Ville de Monaco, qui se prêtent au jeu des mélanges heureux.
                                                                                                                                                                                                                                    
L’exposition bénéficie en outre de la participation du laboratoire d’humanités digitales de l’École polytechnique fédérale de Lausanne.


.......................................

commissariat : Catherine Loisel, conservateur général honoraire du patrimoine
direction artistique : Macha Makeïeff
scénographie : Macha Makeïeff et Clémence Bezat; maître d’oeuvre : Atelier Jodar Architecture
lumière : François Menou
.......................................


illustration : Giandomenico Tiepolo, Polichinelle et les saltimbanques (détail), 1791-1793, fresque détachée, 196 x 160 cm, Venise, Museo del Settecento, Veneziano - Ca’Rezzonico
© Archivio Fotografico - Fondazione Musei Civici di Venezia
Voir plus

S'inscrire

CONTACT PRESSE :

Florence Le Moing

florence.le-moing@rmngp.fr

Svetlana Stojanovic

svetlana.stojanovic@rmngp.fr